Réduire impérativement les dégâts

Chères chasseresses, chers chasseurs,
À l’aube de l’ouverture générale 2026, cela fait à présent six mois que notre équipe « La voix des chasseurs meusiens » a été élue. Même si cette période peut sembler courte, nous avons déjà dû relever un grand nombre de défis, dont celui des dégâts de gibier. Les moyens ont été déployés pour agir efficacement sur différents leviers : une protection des cultures étendue et suivie de près par notre Vice-Présidente, une estimation des dégâts au plus juste grâce aux drones et aux rencontres régulières avec les estimateurs, et une pression continue sur l’espèce sanglier avec le prolongement du tir de destruction. Les efforts doivent continuer pour porter leurs fruits et je sais pouvoir compter sur votre implication pour chasser dès l’ouverture générale.
Comme annoncé lors de l’assemblée générale, le niveau des dégâts impliquait un effort financier de l’ensemble des chasseurs. La majorité des sociétés de chasse s’est aujourd’hui acquittée de sa cotisation, dont le calcul – présenté en toute transparence par nos services – est aujourd’hui plus juste et directement impacté par les dégâts réels de chaque massif. Une méthode qui responsabilise directement les chasseurs : la baisse des dégâts à l’échelle du lot réduira désormais le montant des cotisations sur l’année suivante.
Les prélèvements, en particulier sur l’espèce sanglier, sont indispensables pour faire baisser les populations, qui sont cette année incommensurables. Il faut chasser, notamment les laies et les biches obligatoires… Il en va de l’avenir de vos chasses et de votre Fédération.
Concernant la chasse du grand gibier, et en particulier le prélèvement des sangliers, le conseil d’administration a posé les objectifs à atteindre : ils sont ambitieux mais nécessaires si nous voulons réduire la facture dégâts qui plombe depuis trop longtemps le budget fédéral, et par là même, les investissements qui pourraient être faits sur d’autres dossiers d’importance pour la chasse en Meuse comme le petit gibier, la préservation de la biodiversité ou encore la valorisation de la venaison.
Enfin sur le volet national, les incendies de cet été en France, ainsi que chez nos voisins belges, ont profondément meurtri la faune et nos forêts. À travers ces désastres, chacun aura pu mesurer le rôle essentiel des chasseurs envers la Nature et leur engagement aux côtés des soldats du feu et des sinistrés. Mes pensées vont vers nos homologues du Var et de la Gironde pour qui l’ouverture 2026 laissera un goût amer. Savourons la chance d’avoir vu notre patrimoine cynégétique préservé en Meuse et profitons de cette saison qui s’ouvre à nous.
Je vous souhaite une belle ouverture à tous, et toujours en toute sécurité.