La consultation publique sur l’introduction en droit français du nouveau statut du loup est ouverte jusqu’au 19 décembre. Elle porte sur un projet d’arrêté qui traduit enfin, au niveau national, les décisions internationales de reclassement du loup actées à la Convention de Berne (2024) et dans la Directive Habitats (2025).
Un tournant majeur
Après des années d’aveuglement administratif et d’idéologie punitive, le loup ne relève plus de la protection stricte.
Ce changement ouvre enfin la voie à une gestion pragmatique d’une espèce dont la progression incontrôlée met en péril l’élevage, les territoires ruraux et l’équilibre faune-habitat.
Deux avancées déterminantes :
- Les prélèvements pourront être réalisés sans devoir démontrer l’épuisement de toutes les solutions alternatives ni l’existence d’un “dommage grave”.
- Une révolution après des années de blocages.
Les mesures devront simplement rester compatibles avec le bon état de la population, ce qui était le cas jusqu’à présent au vu de sa dynamique naturelle.
Un rôle central pour les chasseurs
Pour la première fois, les chasseurs sont pleinement associés à l’ensemble des prélèvements officiels, dans la limite du quota de 19 % fixé par l’OFB.
C’est une reconnaissance claire de nos compétences et de notre responsabilité dans la gestion de la biodiversité.
Concrètement, les chasseurs pourront :
- Être mandatés par les éleveurs pour réaliser des tirs d’effarouchement non létaux.
- Être mandatés par les éleveurs pour des tirs de défense létaux, en binôme ou trinôme, sous certaines conditions (permis de chasser en règle, arme déclarée au SIA, formation OFB et inscription en Préfecture.)
Les tirs de prélèvement seront conduits sous la responsabilité de la louveterie ou de l’OFB, avec l’appui de chasseurs formés.
La FNC appelle tous les chasseurs à donner un avis fortement favorable, ce texte représentant une avancée pour la défense des élevages, des territoires et du bon sens rural.
Dans vos commentaires, vous pouvez ajouter que :
- Les opérations de nuit ne doivent plus rester l’apanage exclusif de l’OFB et de la louveterie : l’accès aux dispositifs de vision nocturne doit être élargi.
- Les chasseurs formés restent pleinement disponibles, à la demande de l’Etat, pour participer à des battues préventives dans les zones sous forte pression, sous encadrement OFB ou louveterie.